Aerofleet dévoile son projet de catamaran électro-solaire

Le nouveau projet technologique de construction d’un catamaran électro-solaire est un projet résolument tourné vers l'avenir et axé sur le développement durable. Il est mené conjointement avec l'Université de Mons et la spin off Multitel, le centre de recherches Sirris, le Centre spatial de Liège (ULg) et la société LMS Samtech. Le fruit de cette collaboration transfrontalière entre chercheurs et entreprises a donné naissance à un nouveau produit hautement sophistiqué et donnera naissance à un second bateau encore plus performant.

Aerofleet a conçu un catamaran insubmersible (15,5 m de long, 8 m de large, mât de 18 m) offrant deux caractéristiques spécifiques. D'une part, un aménagement permettant l'installation de panneaux solaires sur une surface de +/- 40 mètres carrés. En outre, la PME a construit ce catamaran en préimprégné (fibre de verre, de carbone et de kevlar) et en résine d'époxy sous vide, des matières alliant grande légèreté et solidité, contrairement aux autres catamarans généralement construit en résine de polyester, un produit plus lourd ; il est donc adapté pour supporter des batteries destinées à stocker l'énergie produite tout en maintenant les performances du bateau.

L'objectif est d'utiliser uniquement des énergies renouvelables, et donc aucune énergie fossile. Le catamaran sera donc propulsé uniquement à l'aide d'un moteur électrique pour les déplacements non couverts par les voiles (accès au port, absence de vent,...).

Les voiles seront adaptées pour éviter l'ombrage des panneaux. De plus, le catamaran sera équipé d'une éolienne et deux hydro-générateurs, dispositif placé dans l'eau qui génère de l'énergie hydro-électrique.

Le premier exemplaire de ce catamaran, déjà vendu à un navigateur suisse, sera opérationnel dans un an. Son prix s'élève à quelque 400.000 € contre 250.000 € pour le modèle assorti de moteurs thermiques.

Ce type de bateau s'adresse actuellement à la navigation de loisirs.

Néanmoins, pour permettre d'autres avancées technologiques, un deuxième catamaran est actuellement en cours de fabrication. Le but est d'en faire un bateau laboratoire à la disposition de tous les partenaires du projet en vue d'optimaliser les différentes technologies déployées dans le bateau électro-solaire.

Département de l’Université de Liège actif dans le développement d’instruments spatiaux, le Centre spatial de Liège (CSL) met également en œuvre des opérations de transfert de technologie qui permettent de valoriser le savoir-faire acquis en recherche spatiale vers des industriels wallons ou européens. C’est dans ce cadre qu'il intervient, grâce à des techniques de contrôle non destructives, dans les tests de mesures des évolutions dans les structures composites du catamaran.

L’implication de LMS Samtech dans la création de ce catamaran électro-solaire se situe au niveau de la conception virtuelle de la structure du bateau, en intégrant à cette phase de modélisation l’analyse des matériaux composites. L’utilisation de cette méthode d’analyse permet de confronter les données expérimentales recueillies par la société AEROFLEET avec les résultats de la simulation.

L'Université de Mons et la spin off Multitel sont associées au projet à travers les fibres optiques tandis que le centre de recherches a réalisé la maquette.

Grâce à ce catamaran laboratoire, les études et recherches se poursuivront donc pour perfectionner les technologies mises en place dans le premier exemplaire du catamaran électro-solaire.

Enfin, en marge de ces projets, l'entreprise Aerofleet réalise actuellement un monocoque no wave mis au point et déjà breveté par des chercheurs belges et brésiliens.

Lien vers le site de l'Ulg